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Coronavirus : Face à la déferlante Omicron, le masque FFP2 va-t-il s’imposer en France ?

Des médecins, des politiques et des syndicalistes soutiennent qu’imposer ce masque, davantage protecteur dans les lieux à risque, permettrait de mieux se protéger du variant Omicron

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  • Alors que le variant Omicron, très contagieux, provoque jusqu’à 200.000 contaminations par jour en France, certains estiment qu’imposer le masque FFP2 dans les lieux clos pourrait être une solution.
  • L’Italie, l’Autriche et certaines régions d’Allemagne ont déjà pris cette voie.
  • Mais ce masque, certes très efficace, est peu confortable et coûteux.
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« Déferlante », « mur », « raz-de-marée »… Les images inquiétantes se multiplient pour parler du variant Omicron. Et face à ce virus extrêmement contagieux, certains médecins estiment que les FFP2, ces masques en forme de bec de canard plus filtrants que les chirurgicaux, pourraient être une option pour mieux se protéger. A raison ?

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La question se pose car plusieurs de nos voisins ont fait le choix, dans les lieux les plus à risque, d’imposer ce masque. En Bavière (l’Allemagne ayant un système fédéral, c’est au niveau des Länder que les décisions sont prises), le port du FFP2 est obligatoire dans les transports et les commerces. En Italie, depuis le 29 décembre, ce masque est imposé dans tous les transports publics (bus, métro, train, avion…), les cinémas, musées, théâtres et événements sportifs. Et à Vienne, en Autriche, c’est le cas dans l’ensemble des lieux clos.

Une polémique qui enfle en France

Dimanche, Eric Ciotti s’est appuyé sur ces exemples pour pousser cette piste. « J’appelle à la généralisation du FFP2, a déclaré au Grand jury RTL/LCI/Le Figaro le finaliste de la primaire des Républicains et soutien de Valérie Pécresse. On va y venir, j’en prends le pari, parce que ce masque protège plus et que d’autres pays, comme l’Autriche et l’Italie, y sont venus », a ajouté le député des Alpes-Maritimes. Dans la foulée, Jean-Luc Mélenchon a prévenu ce lundi matin que des masques FFP2 seraient distribués dans les meetings de LFI « car ils sont plus efficaces que les masques chirurgicaux ».

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Autre signe que ça bouge, cette fois du côté de l’enseignement :  l’Université Claude Bernard Lyon 1 a annoncé que des masques FFP2 seraient mis à disposition de chaque étudiant qui passe un examen en présentiel.

Si pour le moment, des citoyens choisissent de leur plein gré d’investir dans ce type de masque, les recommandations n’ont pas bougé. Et interrogés sur la question, les ministres rétorquent que ces masques particulièrement protecteurs sont réservés aux soignants.

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Une « fausse polémique » ?

Selon une étude réalisée par l’université américaine de Princeton et publiée le 7 décembre 2021, une personne non infectée qui passerait 1 heure à parler avec une personne positive au Covid-19 aurait jusqu’à 30 % de risque d’être infectée ; mais lorsque toutes deux portent un masque FFP2 bien ajusté, ce risque chute à 0,4 %. Autre point fort : ce masque peut être porté huit heures, contre quatre pour le chirurgical.

Néanmoins, pour l’infectiologue Eric Caumes, interrogé par l’AFP, il n’y a « aucune raison » de généraliser le port du masque FFP2. Ces masques, plus filtrants, doivent « être réservés aux soignants avant tout », a assuré le médecin, évoquant une « fausse polémique ».

« Une sécurité additionnelle mais un inconfort réel »

Imposer le masque FFP2 ne semble « pas évident » non plus pour Pierre Parneix, médecin de santé publique au CHU de Bordeaux. Du côté des avantages, « un masque FFP2, ça filtre mieux, c’est sûr. Concrètement, un masque chirurgical filtre les particules de 3 µm et le FFP2 94 % les particules de 0,6 µm. » D’où l’intérêt de se pencher sur cette option alors que le nombre de contaminations dépasse les 200.000 par jour en France actuellement.

Mais le médecin met en garde : « Dans un métro bondé, pendant une heure, s’il est bien mis et bien supporté, il y a une valeur ajoutée. Mais ce n’est pas la solution miracle. Pendant le moment où je le porte, je suis protégé, mais qu’est-ce que je fais après ? Quand je l’enlève, si je ne me lave pas les mains, si je ne le change pas tous les jours, si je fais une fête à vingt dans un bar sans masque, l’effet protecteur est vraiment limité… »

D’autant que la partie technique est plus exigeante avec un FFP2 qu’avec un chirurgical. « Le FFP2 doit être adapté à la forme du visage. S’il y a des fuites, il est inutile. Si vous avez la barbe, il perd en efficacité, reprend le médecin. Un masque mal mis ne pas avoir l’effet escompté. Par ailleurs, il n’est pas étanche : si vous le mettez sous la pluie, il perd de son efficacité. »

Autre problème (de taille) : « ce masque n’est pas confortable, ça sert vraiment au niveau des oreilles, il est plus difficile à supporter longtemps. Il y a une sécurité additionnelle mais un inconfort réel. »

Troisième frein : son coût élevé. Une boîte de 20 FFP2 avoisine les 20 euros, contre 5 euros les 50 masques chirurgicaux. « Pour le moment, c’est 1 euro le masque, mais ça risque de monter, prévient Pierre Parneix. En Autriche, on atteint 5 euros le FFP2. » Et 2,50 euros en Italie. « L’État pourra faire des efforts pour certains, mais pas pour tout le monde », s’inquiète-t-il. Or, garder une semaine un masque cher a peu d’intérêt sanitaire…

Faut-il équiper les enseignants ?

Cette question financière doit être prise en charge par la collectivité, selon Eric Ciotti : « C’est à l’Etat de doter en masques FFP2 les publics vulnérables, les personnels de santé et les personnels publics comme les enseignants ». Justement, cette dernière demande revient dans la bouche de certains syndicalistes. La secrétaire générale du Syndicat national des enseignants du second degré (Snes), Sophie Vénétitay, a estimé au micro d’Europe 1 dimanche que l’Éducation nationale devrait mieux protéger les enseignants, et ce en fournissant des masques plus protecteurs. Les masques fournis, « en tissu lavable, ne tiennent pas bien sur le visage, dit-elle. Ils n’ont pas de barrettes pour se pincer sur le nez, donc ils laissent beaucoup passer l’air, et on est très nombreux en tant qu’enseignant à nous acheter nos masques chirurgicaux, voire FFP2. »

« Ce serait imposer aux enseignants une contrainte forte, contredit Pierre Parneix. Faire un cours toute la journée en FFP2, il faut y arriver, surtout avec des enfants… On pourrait déjà améliorer la ventilation des classes avec des détecteurs de CO2, des épurateurs d’air mobile et en ouvrant davantage les fenêtres. »

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